La vie de Blutch

La vie de Blutch
avril 1823: naissance
Pourquoi cette date? Chesterfield affirme, dans l'album 10, avoir quinze ans de guerres indiennes derrière lui; donc, Blutch aussi. Ceci est dit quelques temps avant leurs premières aventures pendant la guerre de sécession, dont il vient les débuts dans l'album 2. En bref, Blutch s'engage en 1845, alors qu'il est barman. Il faut donc compter quelques années de vue derrière lui, tout en sachant qu'il est plutôt jeune. Vingt-deux ans (comme le vingt-deuxième de cavalerie), ça vous va?
Blutch voit le jour, dans le Missouri (Etats-Unis).
Ses parents ou, peut-être, seulement sa mère l'abandonne(nt) quelques jours plus tard. Il est adopté par le docteur H.W. Harding.
Quelques jours après, il est emmené de force dans un orphelinat.
On ne saura jamais son vrai nom.

novembre 1829: fugue de l'orphelinat
Pourquoi cette date? L'album 34 indique que cet événement a lieu six ans après le précédent. Quant au choix du mois, c'est parce qu'il fait gris et qu'il pleut averse.
Avec l'aide du docteur Hardling, le petit Blutch fuit l'orphelinat où il ne retournera jamais.

décembre 1829: arrivée à San Francisco et premier travail
Pourquoi cette date? D'après Harding dans l'album 36, il a fallu du temps pour lui et Blutch pour arriver en Californie, puis à San Francisco. Ca ne dépasse pourtant pas la fin de 1830, puisque Harding parle de <<l'année qui suivit>> pour l'événement suivant.
Après une tentative de chercheurs d'or, Blutch et Harding arrivent à San Francisco. Là, le docteur ouvre un nouveau cabinet et Blutch commence à travailler: il devient son assistant. Enervé par ce docteur trop souvent soûl, il démissionne.

1830: petits boulots
Blutch se débrouille maintenant seul, toujours hébergé par Harding. Il enchaîne les petits boulouts tels que coiffeur, vendeur de journaux et même, une fois quitté San Francisco avec le docteur, déclencheur d'explosions dans les mines!

1832: commerce de bananes vertes
Pourquoi cette date? Harding indique que cet événement a lieu deux ans après le précédent.
Seul depuis deux ans, de retour à San Francisco, Blutch commence enfin à bien gagner sa vie. Il travaille en effet dans le commerce des bananes vertes, très en vogue. Un jour, le docteur Harding le retrouve et lui propose à nouveau de travailler avec lui. Blutch le quitte à nouveau.

1838: dernière collaboration Blutch-Harding
Pourquoi cette date? Harding dit avoir retrouvé Blutch mûr. On peut supposer alors que celui-ci n'est plus un enfant et lui donner une quinzaine d'années.
Dans les montagnes rocheuses, Blutch s'installe pour prospecter. Un jour, Harding le retrouve et l'aide quelques temps. Le docteur finit par voler de l'or à Blutch qui, dépité, s'en va. Tous deux ne se reverront plus qu'une fois dans leur vie, bien longtemps après.

1843: ouverture de son bar
Pourquoi cette date? Lorsque Blutch est engagé dans l'armée, il tient un bar qui, visiblement, a ses habitués et marche bien. Il faut donc viser quelques années avant pour l'ouverture. Deux, ça suffit, d'autant plus que Blutch est encore jeune et qu'il ne faut pas l'imaginer ouvrir un bar trop tôt.
De retour en Californie, grâce à ses économies, Blutch concrétise une idée qu'il avait eu treize ans plus tôt, à l'époque de ses nombreux petits boulots: ouvrir un bar. Il le nomme le pacifique et parvient à lui trouver une clientèle nombreuse.

1845: première rencontre avec Chesterfield et Tripps et engagement dans l'armée
Pourquoi cette date? Dans l'album 10, quelques temps avant la guerre de sécession (1861), Chesterfield dit avoir quinze ans de métier. Blutch s'est engagé en même temps que lui.
Blutch compte parmi ses clients, depuis quelques temps, un apprenti-boucher. Il se nomme Cornélius Chesterfield et lui confie son manque d'envie de poursuivre dans cette voie.
Un soir, Blutch accueille Chesterfield dans son bar vêtu d'un costume de cérémonie: Chesterfield doit aller demander sa main à la fille du boucher, mais n'en a pas envie. Blutch et lui boivent toute la soirée et, trop soûls pour réfléchir, acceptent la proposition d'un groupe de soldats: s'engager dans l'armée pour échapper au mariage.
Quelques jours après, lors d'un tirage au sort, Blutch devient caporal. Lui et le nouveau sergent Chesterfield font ensuite la connaissance de celui qui sera l'un de leurs comparses dans leurs premières aventures: le soldat Tripps. Tous trois sont affectés au septième régiment de cavalerie.
Encore quelques temps après, Blutch et Chesterfield profitent de leur première permission pour retourner où ils vivaient avant leur engagement. Blutch décide de confier la gestion de son bar (rebaptisé l'alamo) aux parents de Chesterfield.

1846: arrivée à fort bow
Pourquoi cette date? Cet événement n'est relaté dans aucun album, mais on peut imaginer qu'après visiblement fait leurs premières armes dans un lieu indéfini (voir album 18), nos héros sont affectés à fort bow et y découvrent les guerres indiennes, ce qui colle parfaitement avec les quinze ans d'expérience dont parle Chesterfield en 1861 (voir album 10).
Blutch, accompagné de Chesterfield et Tripps, prend ses fonctions à fort bow, sous les ordres du commandant Appeltown.

28 août 1860: première rencontre avec Bryan
Pourquoi cette date? Dans l'album 9, un épisode (le tout premier de la série) présente Bryan comme venant tout juste d'intégrer fort bow. Cet épisode se passe vraisemblablement pas très longtemps avant celui où Chesterfield parle de ses quinze ans de guerres indiennes, donc en 1860 (1861 serait trop juste, compte tenu de tout ce qu'ils vont vivre avant la guerre de sécession). Quant au jour et au mois, c'est symbolique: ce premier épisode de la série a été pré-publié un 28 août (1968).
Blutch, comme tous ses comparses, fait la connaissance d'une nouvelle recrue: le soldat Bryan, compagnon de route du caporal, du sergent et de Tripps pendant quelques temps.

21 novembre 1860: première rencontre avec Amélie Appeltown
Pourquoi cette date? Il fallait une date proche de l'événement précédent et ce 21 novembre correspond au jour où l'épisode narrant celui-ci a été pré-publié (en 1968).
Blutch et Chesterfield ont pour mission d'aller à la rencontre d'Amélie Appeltown, la fille du commandant de fort bow. C'est ainsi qu'ils font la connaissance de la seule femme qu'ils rencontreront régulièrement pendant leurs aventures militaires.

16 avril 1861: arrivée sur les champs de bataille et première rencontre avec le général Grant et le capitaine Stark
Pourquoi cette date? D'après ce que dit Blutch au début de l'album 2, la guerre de sécession vient d'éclater. Au maximum, ce qui a finalement été choisi, cette affirmation peut dater du lendemain de l'appel du président Lincoln.
La guerre de sécession ayant éclaté, accompagné de ces trois compères (Chesterfield, Bryan et Tripps), sur ordre du commandant Appeltown, Blutch arrive sur les champs de bataille. Il y fait la rencontre du général Ulysses Grant et du capitaine Ambrose Stark. Ses premiers affrontements contre les troupes sudistes ne tardent pas.

26 mars 1862: première chasse aux déserteurs
Pourquoi cette date? A partir de cet événement, sauf indication contraire, on admettra les dates proposées au simple motif qu'ellent facilitent la datation du reste de la série.
C'est un paradoxe chez le caporal: bien qu'il soit prêt à quitter l'armée dès que possible, Blutch se verra souvent confier la mission de retrouver des déserteurs. Ce jour-là, c'est la première fois et cela se déroule aux environs de fort bow, en l'absence de désormais colonel Appeltown.

9 avril 1862: retour sur le front
Jugés pour indiscipline, Blutch et Chesterfield sont envoyés en première ligne, là où ils ne sont que passés un an auparavant et, surtout, là où on lieu les affrontements avec les sudistes. Finie, la vie plutôt tranquille de fort bow!

21 avril 1862: emprisonnement à Robertsonville
Au cours d'un affrontement, Blutch et Chesterfield sont arrêtés par les troupes sudistes. Ils sont emmenés dans la tristement célèbre prison de Robertsonville. Il leur faudra plusieurs tentatives pour enfin s'évader.

27 avril 1862: affectation au régiment suicide
Blutch et Chesterfield reçoivent enfin leur affectation définitive: ils appartiennent maintenant au vingt-deuxième régiment de cavalerie, celui attribué au capitaine Stark. Le caporal et le sergent retrouvent dont celui dont ils avaient croisé la route un an plus tôt, au début de la guerre, et "grâce" à qui ce régiment a vite obtenu le sobriquet de régiment suicide.

28 avril 1862: début d'une parenthèse hors-cavalerie
Suite à un abandon de poste lors d'une charge (le premier d'une longue série), Blutch est renvoyé de la cavalerie et rejoint les rangs des fantassins, retrouvant le sergent Chesterfield (affecté également par sa faute, la veille). Tous deux seront très vite réaffectés autre part: artillerie, infirmerie, marine. Quelques jours plus tard, Bryan, momentanément venu en renfort auprès du capitaine Stark, annoncera à ses anciens compagnons qu'ils sont réintégrés au vingt-deuxième de cavalerie.

15 mai 1862: première rencontre avec Arabesque
Devant, comme tous les cavaliers du vingt-deuxième, se trouver un cheval frais, en vue d'une importante charge, Blutch fait la connaissance d'une jument grise tachée de blanc qui l'adopte elle-même. Blutch décèle immédiatement l'inteligence de cette monture, s'y attache et la nomme Arabesque. Quelques jours plus tard, il découvre (Mais, n'y est-il vraiment pour rien?) qu'Arabesque a trouvé le stratagème de s'affaler à terre dès qu'un coup de feu ennemi est tiré.

4 août 1862: premier retour à fort bow
"Profitant" d'une permission, Blutch suit Chesterfield dans son escapade vers fort-bow, quatre mois après l'avoir quitté. Dans la nuit, le sergent et le caporal feront la connaissance du lieutenant Georges Appeltown, fils du colonel et frère d'Amélie.

30 août 1862: le sauveur de bull run
Ayant réussi à échapper aux combats de la célèbre bataille de bull run, Blutch se retrouve seul pour arrêter la progression des sudistes vers Washington. Déguisé, il parvient à placer une bombe dans un chariot de munitions traversant un point. L'explosion fait rebrousser chemin aux confédérés. Blutch sera grandement remercié: il obtiendra là sa plus longue permission, reprenant temporairement au père du sergent Chesterfield la gestion de son bar.

15 novembre 1862: première promotion
Après avoir résolu l'affaire du David, Blutch et Chesterfield s'apprêtent à recevoir la récompense promise. Malheureusement, le jeune capitaine Stephen Stilman confond les deux héros et c'est ainsi qu'en l'absence du général Arthur Alexander pour mettre un terme à cela Chesterfield retrouve la vie civile et Blutch est promu lieutenant. Tout ceci se résolvera un mois plus tard: les récompenses sont annulées.

20 janvier 1863: "adoption"
De nouveau en permission et de nouveau en route pour fort bow, Blutch et Chesterfield trouvent un bébé abandonné. Blutch décide de l'adopter. Mais, pour s'en charger au quotidien, il le confie à Amélie Appeltown.

mars 1863: premier faux mariage
Poussé par une double envie, déserter et aider une infirmière à quitter les champs de bataille, Blutch se marie avec cette dernière. Ce mariage n'est qu'un leurre qui, de plus, échoue: Blutch et l'infirmière manquent d'être arrêtés par les sudistes et n'ont que le choix d'aller avertir les leurs et de retourner à leurs côtés.

août 1863: "désadoption"
Blutch, en prison pour indiscipline, est averti par une lettre de Bryan que les vrais parents du bébé abandonné ont été retrouvés. Le caporal profite d'une permission exceptionnelle pour rendre visite à celui qu'il avait quasiment adopté.

décembre 1863: tentative presque réussie de désertion
Suite à une charge qui tourne mal, Arabesque devient amnésique. Blutch ne voit d'autre solution que de la laisser errer dans son monde imaginaire. Il trouve alors l'idée d'observer sa jument et de la singer pour faire croire que, lui aussi, est devenu amnésique. Malgré plusieurs tentatives de Chesterfield pour le faire revenir à la raison, Blutch embarque dans le train ramenant les mutilés de guerre chez eux. C'est lors de ce voyage qu'il apprend que Stark a décidé de monter Arabesque à la prochaine charge. Pour elle, il retourne sur les champs de bataille la rejoindre et feint d'avoir retrouvé la raison pendant le voyage.

2 mars 1864: retour-éclair du docteur Harding
Blutch échoue à nouveau une tentative de désertion. Chesterfield, qui l'a retrouvé, et lui s'arrêtent pour la nuit dans un petit village. C'est là que le caporal aperçoit celui qui l'a adopté et qu'il n'a pas revu depuis vingt-six ans: le docteur Harding. Celui-ci l'aidera, en fin de nuit, à s'évader, mais Blutch préférera attendre un moment plus propice à une désertion et retournera sur les champs de bataille.

avril 1864: retour dans la marine
Ayant échoué leur mission visant à faire arrêté la célèbre bande Quantrill, Blutch et Chesterfield sont mutés une nouvelle fois dans la marine. Ils reprendront leurs fonctions en cavalerie assez rapidement, mais seront encore mutés en marine en juin. Tout s'arrangera à la fin du mois.

19 juillet 1864: nouvelle promotion
Pour les besoins d'un piège tendu aux sudistes, Blutch est nommé lieutenant (sans qu'il n'en connaisse la raison). Il ne retrouvera ses galons de caporal qu'après une période de désertion à laquelle Chesterfield prend part en attendant de demander grâce au président.

21 octobre 1864: révélations sur Arabesque
Blutch et Chesterfield font la connaissance de l'homme qui a élevé Flo, alias Arabesque, la jument que le caporal monte depuis deux années et avec qui il s'est véritablement lié d'amitié. Après les révélations de l'éleveur sur les premiers mois de Flo, Blutch se décide à la lui rendre, ce que l'homme refuse.

26 septembre 1864: second faux mariage
Suite à une bourde du sergent Chesterfield, Blutch se voit contraint par le colonel Appeltown de faire semblant de se marier avec Amélie.

image: © 1968, Dupuis

# Posté le jeudi 19 novembre 2009 10:46

Modifié le lundi 23 novembre 2009 17:07

Ma journée internetesque (poème)

Ma journée internetesque (poème)
C'est en orang' que tout débute:
Ai-je eu des mails? Non, aucun! Zut!

Du <<Zut!>> d'orange, on passe au rhum.
C'ui-ci est faux, mais c'est tout comme!
Enivré de news familiales,
On se rassur', ça va pas mal.

On reprend son surf et on va
Voir ses "amis". Comment ça va?
Ouais bon, d'accord, ils pokent, ils jouent,
Ils font des tests dont on se fout.
Bref, ils vont bien, donc on traîn' pas,
Mais, dans... bientôt, on repass'ra.

Arrivent ensuit' les violons d'Ingre:
Quel sit' complet! C'est vraiment dingue!
Tout sur le groom, un peu sur d'autres,
Loin d'avoir un' vie comm' la nôtre:
Gaffeurs, cow-boys, aventuriers...
On les r'trouv'ra, je vous l'promets!

Allons d'abord nous informer
Sur un r'traité p't-êtr' pas r'traité.
En tous cas, on en parl' beaucoup
Sur un forum ou 'y a Garou,
Mais, heureus'ment, 'y a pas que lui:
'Y a tout plein d'autr' artist' aussi!

Un p'tit tour vers les vidéos
Et on repart vers des sit' o-
Fficiels de nombreux personnages
Qui sont pas vrais, qui n'ont pas d'âge.
'Y a-t-il des sorties de prévues?
Tous les anciens, on les a lus.
Pourvu qu'il y ait des nouvell' fraîches
Et surtout pas qu'les auteurs sèchent!

Après ce tour, quelques passages
Vers d'autres sit', vers d'autres pages
Neveu, rockeur, chanteurs, chanteuses,
Cousins, humour et la fameuse
Encyclopédie. Bref, tout ça
Avec un messenger toujours là!

A quelques oublis près, je pense
Que j'ai tout dit... et on r'commence!

Charles Baudelaire, les fleurs du mal, 1857



Non?





Bon, d'accord!

Frédo, le beau blog à Frédo, 2009

image: © 2009, skyrock
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# Posté le dimanche 01 novembre 2009 18:07

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 17:29

Bon anniversaire à... Astérix: cinquante ans!

Bon anniversaire à... Astérix: cinquante ans!
Première apparition de la série dans pilote daté du 29 octobre 1959.
Dessinateur: Albert Uderzo.
Scénariste original: René Goscinny.
Episode de la "naissance": Astérix le Gaulois.
Premier album: Astérix le Gaulois, paru en 1961, aux éditions Dargaud.
Nombre d'albums "officiels" depuis le début: trente-quatre.

image (sauf texte): © 2009, les éditions Albert-René
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# Posté le jeudi 29 octobre 2009 05:19

Modif. et nouvel article astérixiens

Modif. et nouvel article astérixiens
A l'occasion de la sortie du nouvel album d'Astérix, j'ai écrit un article (ci-dessous) et, dans la foulée, modifié légèrement celui que j'avais fait pour l'album précédent.
Vous aurez encore affaire à Astérix bientôt: un petit article pour son anniversaire jeudi.
Quant aux Schtroumpfs, j'ai un peu retravaillé sur l'article, mais c'est pas encore pour tout de suite.

image: © 2009, les éditions Albert-René
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# Posté le vendredi 23 octobre 2009 06:38

Mauvais anniversaire, Astérix!

Mauvais anniversaire, Astérix!
Non, non et non! C'est possible! Il le fait exprès ou quoi?
Vous vous souvenez sans doute de l'album le ciel lui tombe sur la tête!, trente-troisième de la série des aventures d'Astérix. Pour les innombrables personnes qui suivent mon blog quotidiennement depuis sa création, un de mes articles revient sûrement à l'esprit. J'y montrai ma vive déception devant cette histoire d'extraterrestres qui n'avaient rien à faire dans cet univers gaulois (même si c'était pour rire).
Quatre ans plus tard, à l'annonce d'un album célébrant le demi-siècle d'Astérix, je ne m'attendais évidemment pas à une merveille scénaristique: Uderzo, après un bon démarrage en solitaire, nous a doucement montré qu'il n'était pas aussi doué aux textes qu'aux dessins. Il n'empêche qu'après cette maladresse sortie en 2005, je ne pouvais imaginer qu'un album meilleur (ou, plus précisément, un peu mauvais).
Las! Uderzo a effectivement fait quelque chose de différent: point d'extraterrestres, cette fois-ci. Mais, le niveau qualitatif n'a pas bougé! Premier point négatif (qu'on n'avait même pas eu à reprocher à l'album précédent!): Il n'y a pas d'action!!
Bon, je vais être très honnête: il y en a une (petite). J'ai même eu, à lecture du début de celle-ci, un soupçon d'espoir: ça y est, César se fâche et va agir!
Eh ben, quasiment pas. 'Y a une tentative d'emposonnement des Gaulois, mais elle rate bien vite et ça se termine par un gag pas fin.

Mais, commençons par le début: les annonces de l'album (avant que celui-ci ne sorte, donc). La couverture, contrairement à l'album précédent, n'a rien d'alléchant. Ca fait plus ouvrage à propos de la série et non ouvrage de la série. On ne peut rien deviner de ce qui va se passer dans l'album (Est-ce un habile stratagème pour faire acheter l'album?). Quant au titre,... ça fait vraiment pas titre d'album normal! Encore une fois, ça fait plutôt titre de livre traitant des albums d'Astérix.
Ensuite, il y a les indications données notamment par site officiel sur le contenu de l'album. C'est alléchant! On nous parle d'un album d'histoires courtes. Là, on est plutôt rassurés: dans le tas, Uderzo a dû quand même faire une ou deux bonnes histoire(s)! En tous cas, 'y a plus de chances qu'avec une seule grande.
Bon, eh bien, ça, c'est faux: il n'y a qu'une seule aventure (qu'on peut subdiviser en séquences, en effet)!
Après, on nous a dit qu'Uderzo avait illustré un texte inédit de Goscinny. Alors, là, super: Goscinny n'a fait que des bons trucs pour Astérix; au moins, si Uderzo n'a fait que des histoires mauvaises, on aura celle de Goscinny pour se rattraper!... En fait, c'est un texte (pas mal, effectivement) repris tel quel, à côté duquel Uderzo a mis des images (dont certaines anciennes).
Une fois l'album sorti, que découvre-t-on? Des dialogues quasi-gnan-gnans et trop explicatifs, des images certes belles mais incompatibles avec une bande dessinée (quatre pages, celles du texte de Goscinny, transforment même la B.D. en livre pour enfant), des incohérences (des pirates venus au village pour fêter l'anniversaire... et qui ont envoyé une lettre pour souhaiter un bon anniversaire; des "méchants" venus fêter l'anniversaire; un Obélix qui ne sait pas lire, alors que, visiblement, dans les albums précédents, il le sait;...). On a également un clin d'oeil au marsupilami, sans qu'on sache pourquoi (à part l'envie d'Uderzo, ce qui ne suffit pas). Deux pages sont consacrées au renouvellement possible de l'habit d'Obélix: à la limite, c'est marrant à voir au niveau du dessin; mais au sein d'une aventure d'Astérix, non!
Certains personnages invités au village ne font strictement rien. Ils ne servent à rien! C'est bien beau de vouloir fêter l'anniversaire de la série en faisant revenir des anciens personnages. J'en suis même très friand (peut-être même trop). Mais, que ça serve à quelque chose! Dans Astérix en Corse, on les voit au moins participer à une bagarre avec les Romains et on les voit parler. C'était déjà ça! Et en plus, ils n'étaient présent que quelques pages (juste pour une évocation, pour célébrer le vingtième album d'Astérix).
Je crois sincérement qu'on serait plus indulgent avec cet album si ç'avait été un hors-série. Au moins, comme ça, Uderzo n'aurait pas eu à tenter de créer une histoire autour de tout ça et toutes ces images et ces présentations déconcertantes auraient constitué une retrospective sympa. Mais, là, c'est présenté comme un album normal (même au niveau de la publicité faite pour sa sortie) et ça va pas!
Je suis pourtant très indulgeant au niveau des scénarios et des albums des séries que j'aime. Je le suis peut-être même trop. Par exemple, dernièrement, j'ai remarqué être parmi les rares à avoir apprécié le cinquantième album de Spirou et Fantasio. J'aime aussi les reprises de Blake et Mortimer. J'ai plutôt envie de défendre des albums que certains qualifient de <<nuls>>.
Mais, là,...!
Et dire que, la prochaine fois que je relirai tous les albums d'Astérix, je relirai aussi les deux derniers parce que, "grâce"à Monsieur Uderzo, ils en font complètement partie!
J'en viens même, de peur de ne pas aimer les reprises de la série, à souhaiter qu'Astérix s'arrête.

image (sauf inscription en vert): © 2009, les éditions Albert-René

# Posté le jeudi 22 octobre 2009 17:48

Modifié le vendredi 23 octobre 2009 06:23