Une chanson par an: 1950-1959

Une chanson par an: 1950-1959
Résumé de l'épisode précédent: Il y a deux ans, pour l'anniversaire d'un oncle (soixante ans), j'ai eu l'envie de faire un montage vidéo présentant des extraits de chansons ayant rencontré le succès en France. J'ai choisi une chanson par année, en tentant de varier les genres le plus possible. Ayant commencé à réaliser ce montage en 2007, si vous avez bien suivi, je l'ai donc fait débuter par l'année 1947. Dans cet article-là, je poursuis avec les années 50.
Pour chaque chanson, je vous expliquerai les raisons de mon choix et je donnerai, quand je pourrai, quelques autres chansons qui auraient pu être sélectionnées.


1950
Hymne à l'amour, par Edith Piaf.
Beaucoup d'artistes sont difficilement occultables dans un montage comme celui que j'ai réalisé. Edith Piaf en fait évidemment partie. Plusieurs de ses chansons auraient pu figurer dans ce résumé de succès musicaux. Mon choix s'est finalement porté sur l'hymne à l'amour. Il y a à cela deux raisons principales: tout d'abord, elle a une signification particulière pour Edith Piaf quand on sait à la suite de quoi elle l'a écrite; ensuite, je l'avoue, c'est ma chanson préférée d'elle (si ce n'est la seule que j'apprécie réellement).
Autres possibilités pour 1950: les feuilles mortes d'Yves Montand et le p'tit bonheur de Félix Leclerc.

1951
L'âme des poètes, par Charles Trenet.
Je n'avais pas d'idée pour 1951 et internet ne m'en proposait pas beaucoup. Parmi les rares possibilités, il y avait une chanson de Charles Trenet. J'ai pris ça, parce qu'il me semblait difficile d'occulter ce chanteur et parce qu'à mon avis, ses succès étant tous postérieurs à celui-ci, il m'aurait été difficile de trouver une occasion de l'inclure plus loin dans mon montage (c'est-à-dire au sein d'une année plus proche).

1952
Le gorille, par Georges Brassens.
Vous verrez que, souvent, quand un artiste connaît un certain succès dès sa première chanson commercialisée, celle-ci se retrouve dans mon montage. Pourquoi? Parce que ça marque le début de quelque chose. C'est le début de la carrière d'un artiste, donc c'est un moment important pour lui (que, souvent, il évoque à plusieurs reprises à travers la réinterprétation de ses premiers succès), mais aussi pour les gens. Pour Brassens, j'avais le choix entre deux chansons qui, souvent, se disputent la place de premier titre: la mauvaise réputation et le gorille. Il est, je crois, plus fréquent de dire que c'est la mauvaise réputation qui est le premier succès de Brassens. Honnêtement, c'est difficile à dire. D'ailleurs, je connais une interview où l'auteur parle du moment où il est arrivé <<avec [son] gorille>>. J'ai pris celle-ci pour cette raison, mais aussi parce qu'elle possède une mélodie plus facilement retenable (ce qui aide à faire un succès) et parce que, je l'avoue, je la préfère à la mauvaise réputation.
Autre possibilité pour 1952: mon manège à moi d'Edith Piaf.

1953
Paris canaille, par Catherine Sauvage.
C'est assez simple à expliquer, pour ce choix-là: en fouillant sur internet, je n'ai rien trouvé d'autre! C'est d'ailleurs la seule chanson sur mon montage pour laquelle je ne connaissais pas l'interprète! Le fait que ce soit une chanson de Ferré m'a décidé à la prendre.

1954
Rock around the clock, par Bill Haley and the comets.
Parmi les titres rock'n'roll qui sont restés célèbres, celui-ci est sans doute le plus ancien. Il marque véritablement le début du rock (en terme de succès, en tous cas). Quand j'ai vu ce titre dans les succès de 1954, je n'ai pas hésité.

1955
Only you (and you alone), par the platters.
Il me paraissait intéressant de faire figurer ce titre un peu atypique: une chanson où les voix remplacent presque les instruments et, surtout, même si ce point ne concerne pas la France, un succès qui fait seul concurrence avec tous les titres rock'n'roll de l'époque. En plus, mon père adore ce groupe!

1956
Bambino, par Dalida.
Encore une fois, c'est tout simple: je n'avais aucune chanson de 1956 en tête et je n'ai trouvé que ça d'intéressant sur internet. Ce choix m'a permis d'évoquer Dalida et cette chanson marque les débuts de son succès.

1957
Jailhouse rock, par Elvis Presley.
Il est également difficile de passer outre Elvis Presley. La difficulté, pour moi, a été de choisir un titre de lui plutôt qu'un autre. Comme je ne connais pas trop l'histoire de ses chansons, je ne sais pas laquelle a mieux marché que toutes les autres (s'il y en a une). J'ai pensé d'abord à love me tender, mais l'année lui correspondant était déjà prise et puis Elvis c'est surtout du rock'n'roll. Alors, en farfouillant, j'ai trouvé jailhouse rock. J'ai pris.

1958
Scoubidou (pommes et poires), par Sacha Distel.
Ca, c'est l'exemple de chanson qu'on connaît depuis toujours, qu'on chante à l'école (entre copains, pas en travail encadré par la maîtresse!), qu'on ressort en blaguant dès que possible (en l'occurence, quand on vous propose de choisir entre une pomme et une poire), tout ça en croyant qu'il n'y a pas vraiment d'auteur derrière et qu'elle existe depuis la nuit des temps. Non? En tous cas, c'est pour ça que je n'ai pas hésité à la faire figurer dans mon montage quand j'ai cherché des chansons pour 1958.

1959
Ne me quitte pas, par Jacques Brel.
Honnêtement, difficile d'omettre Brel dans un montage de ce genre! Deux choses m'ont décidé à choisir cette chanson. Tout d'abord, il se trouve que j'avais un créneau libre pour 1959 et cette chanson date de cette année-là. Ensuite, on peut facilement admettre que c'est la chanson la plus connue de Brel.

image en haut à gauche: © 1950, columbia records
image en haut au centre-gauche: © 1951, columbia records
image en haut au milieu: © 1952, Philips
image en haut au centre-droite: © 1953, Philips
image en haut à droite: © 1954, Warner bros
image en bas à gauche: © 1955, Mercury records
image en bas au centre-gauche: © 1956, Barclay
image en bas au milieu: © 1957, R.C.A. Victor
image en bas au centre-droite: © 1958, Philips
image en bas à droite: © 1959, Philips
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# Posté le lundi 06 juillet 2009 17:40

Modifié le mercredi 15 juillet 2009 17:43

Les tuniques bleues, albums 35 et 36: des hommes peu recommandables

Les tuniques bleues, albums 35 et 36: des hommes peu recommandables
Captain Nepel (1993):
Résumé: <<Un nouveau capitaine vient d'arriver à fort bow. Ce dernier, raciste, chasse tous les Indiens du fort, le [blanchisseur chinois] et le cuisinier de couleur noire. Furieux, les peaux rouges déclarent la guerre.>> (site les tuniques bleues)
Mon commentaire: Je vous avoue que j'ai un petit faible pour cet album, mais c'est surtout pour son aspect "retour aux sources". En effet, la mission confiée à Blutch et Chesterfield se déroule là où ils ont fait leurs premières armes: fort bow. Graphiquement, les personnages ont gagné en esthétique: Bryan et Tripps ne sont plus aussi moches qu'avant. Bryan fait bien plus homme qu'à ses débuts. On les prend, lui et Tripps, davantage au sérieux.
Bon, parlons du scénario. 'Y a encore de l'idée: Blutch et Chesterfield escortent un officier chargé d'assurer l'intérim du colonel Appeltown, malade. Ce capitaine se révèle être raciste et vire tous les personnages de couleurs de passage ou totalement intégrés au fort. Le rôle de nos deux amis sera notamment de convaincre une vieille connaissance, Plume d'Argent, de ne pas monter sa tribu d'origine contre fort bow. Un seul homme est responsable de tout ça, mais ce sont des dizaines d'autres hommes qui risquent de s'affronter.
Le hic, c'est que, passé cela, l'histoire manque d'intensité. Mise à part une page de bagarre générale, il n'y a rien de réellement prenant. De plus, on voit apparaître une caractéristique scénaristique de Cauvin qui se révèlera rarement dynamisante pour le récit: de longues suites d'images de dialogues et/ou d'explications. Certes, il est parfois nécessaire que les personnages expliquent, mais ça pourrait sans doute se faire plus vite!
En bref, ce n'est pas un mauvais album, mais il aurait sans doute gagné à être plus énergique.
Et la date? Après l'aventure précédente, donc fin mars-début avril 1864.

Quantrill (1994):
Résumé: <<Une nouvelle ville s'est fait piller par le tristement célèbre William Clark Quantrill, un ancien instituteur originaire de l'Ohio, qui n'a jamais caché ses sentiments pro-esclavagistes. Blutch et Chesterfield sont de nouveau désignés "volontaires". [...] Une mission très délicate!>> (site les tuniques bleues)
Mon commentaire: Ca fait partie des albums que j'aime le moins. Mais, parmi ces albums-là, ce doit un de ceux que j'aime le plus. Vous me suivez?
Déjà, un point qui est inquiétant quand on découvre un des vingt derniers albums des tuniques bleues, c'est que nos héros sont hors des champs de bataille (Chesterfield a même troqué son uniforme contre des habits civils). L'idée de base n'est pas mal: ils doivent filer la redoutable bande de Quantrill, ce de deux manières différentes et complémentaires: Chesterfield intègre la bande (non sans mal) et Blutch la suit discrètement, les deux devant se rejoindre régulièrement et en cachette pour élaborer la suite. Il y a donc à nouveau quelques longues scènes de discussion, mais elles passent plutôt bien.
Par contre, Cauvin s'est permis quelques facilités, ce qui est assez regrettable: d'abord, lorsque Chesterfield s'évade de prison avec Jesse James, il fait bien entendu croire à son compagnon de cellule que seule la chance les a aidés à s'enfuir (alors que non: Blutch, le gardien de la prison, est de mèche). Cela, malgré quelques doutes, Jesse James le croit... et ça nous paraît trop simple, surtout après le cinéma que Blutch fait au moment où Chesterfield lui tire dessus (enfin, juste à côté). On pourrait évidemment se dire que Cauvin a voulu s'amuser à exagérer des situations improbables et que c'est ça qui est drôle. Mais, ce genre d'improbabilités aurait été mieux dans une autre bande dessinée. Là, ça jure un peu! Autre bizarrerie: Quantrill accepte d'intégrer Chesterfield dans sa bande, mais ne le supporte pas... et ça ne s'arrangera pas. On se demande alors pourquoi il le garde si longtemps parmi les siens.
Par contre, cet album contient l'un de mes gags préférés des tuniques bleues: Chesterfield, tombé à l'eau, s'étonne d'y voir un roseau se balader verticalement. Intrigué, il le détache de la surface de l'eau et... voit Blutch surgir d'un coup après avoir bu une bonne tasse: le caporal se servait du roseau pour respirer dans l'eau. L'image où il sort de l'eau est tordante! Lambil, à travers son dessin, parvient à bien nous faire deviner ce que subit Blutch à cet instant.
Je tiens, pour finir, à prévenir ceux qui ont lu les albums de Lucky Luke et notamment celui intitulé Jesse James: on croise ce Robin des Bois du far-west et son frère Francis à la fois dans cet album et dans celui des tuniques bleues que je suis en train de vous commenter. Le dessinateur de Lucky Luke et celui des tuniques bleues n'étant pas les mêmes, les frères James n'ont pas la même tête d'une série à l'autre! Alors, attendez-vous à ce que ça vous fasse bizarre ou même à ce que vous soyez déçus: Francis et Jesse sont beaucoup plus sérieux (notamment dans la manière dont ils sont dessinés) que chez Lucky Luke.
Et la date? Eh bien, il y a un petit problème! Les tous premiers mots de l'album situent l'action le 21 août 1863, jour où Quantrill a réellement fait ce que l'on voit dans les premières pages. Mais, il faut bien situer cette aventure après la précédente et, comme mi-avril 1864, Quantrill vit et sévit toujours (J'ai eu chaud: un mois avant, il était en prison!), on peut dire que le pillage du village de Lawrence qui ouvre l'album a été réitéré et que cette avanture peut être datée ainsi. Oui, je sais, je suis un peu compliqué!

image à gauche: © 1993, Dupuis
image à droite: © 1994, Dupuis
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# Posté le jeudi 02 juillet 2009 17:57

Modifié le dimanche 12 juillet 2009 10:05

Une chanson par an: 1947-1949

Une chanson par an: 1947-1949
Il y a deux ans, pour l'anniversaire d'un oncle (soixante ans), j'ai eu l'envie de faire un montage vidéo présentant des extraits de chansons ayant rencontré le succès en France. J'ai choisi une chanson par année, en tentant de varier les genres le plus possible. Ayant commencé à réaliser ce montage en 2007, si vous avez bien suivi, je l'ai donc fait débuter par l'année 1947.
Pour chaque chanson, je vous expliquerai les raisons de mon choix et je donnerai, quand je pourrai, quelques autres chansons qui auraient pu être sélectionnées.

1947
Maladie d'amour, par Henri Salvador.
Je ne me souviens pas précisément des raisons qui ont motivé mon choix pour cette chanson. Il me semble que l'idée de faire un montage avec un succès par an vient du constat qu'Henri Salvador en était déjà à soixante ans de carrière en solo (carrière à laquelle il a d'ailleurs mis un terme cette année-là, peu de temps avant de mourir). Je savais que son premier disque (un soixante-dix-huit tours deux titres) contenait maladie d'amour. Il m'a semblé alors évident de débuter mon montage par cette chanson-là. Par contre, je n'ai pas trouvé de vidéo de l'époque, alors j'ai mis des images un peu plus "récentes" pour illustrer cette chanson-là.
Je me dois de préciser qu'apparemment ce disque ne serait sorti qu'en 1948. Plusieurs sources parlent de 1947 et une seule, mais plutôt fiable, dit 1948. Pour cette fois (et cette fois seulement), je vais faire fi de ce doute et garder 1947.

1948
A Paris, par Yves Montand.
Là, l'explication est assez facile à donner: de tête, je ne voyais pas de succès en 1948. J'ai donc cherché sur internet et il me semble bien que c'est la seule réponse que j'aie trouvée. Connaissant la chanson et la renommée de ce chanteur-danseur-acteur, je n'ai pas hésité à faire figurer ce morceau dans mon montage.

1949
La tactique du gendarme, par Bourvil.
Là aussi, l'explication est assez facile à donner: de tête, je ne voyais pas de succès en 1949. J'ai donc cherché sur internet et j'ai trouvé quelques réponses. Cette chanson de Bourvil me paraissait le meilleur choix, car je savais l'acteur très connu déjà à cette époque-là, cette chanson connue aussi et j'y voyais également le moyen de diversifier un peu le contenu de mon montage. Eh oui, pourquoi pas une chanson rigolote?
Autre possibilité pour 1949: ma cabane au Canada de Line Renaud.

image à gauche: © 2001, Milan/B.M.G. France
image au milieu: © 1948, odéon
image à droite: © 1949, odéon
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# Posté le mardi 23 juin 2009 16:56

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 06:12

La vie de Coluche

28 octobre 1944: naissance
Michel Colucci voit le jour, à Paris.
Ses parents s'appellent Honoré Colucci, peintre en bâtiment, et Simone Bouyer, fleuriste.
Il a une soeur: Danièle.

1947: mort d'Honoré
Le père de Michel meurt. Simone, dite Monette, élévera alors seule ses deux enfants, son salaire parvenant tout juste à subvenir à leurs besoins.

juin 1958: fin de scolarité
Michel passe son certificat d'études. Toute sa vie, il affirmera à tort l'avoir raté. Toujours est-il que ses études s'arrêteront là.

8 janvier 1964: départ pour le service militaire
Michel est incorporé en Lons-le-Saunier, afin d'effectuer son service militaire.

25 mai 1965: retour à la vie civile
Michel est renvoyé chez sa mère, pour indiscipline, jugé comme un <<élément médiocre>>.

1966: musique en groupe
Après avoir chanté seul dans des cabarets parisiens des chansons de Georges Brassens, Boby Lapointe et Boris Vian, entre autres, Michel crée le groupe les tournesols avec France et Alain Pellet. Ensemble, pendant deux années, ils interpréteront des chansons inspirées de la musique médiévale.

1968: construction du café de la gare
Près de la gare montparnasse, Michel et toute une bande de copains (parmi lesquels Romain Bouteille, Patrick Dewaere, Martin Lamotte et Miou-Miou) retappent une ancienne fabrique de ventilateurs. Ils comptent en faire un café-théâtre.

12 juin 1969: premier spectacle (en groupe)
Avec ses copains du café-théâtre, Michel inaugure ce qu'ils ont nommé le café de la gare. Ce soir-là, a lieu leur première répresentation: une série de sketches intitulée allume: j'étouffe!. C'est à cette époque-là que Michel Colucci prendra pour nom de scène Coluche, surnom donné par sa copine d'alors, Miou-Miou.

novembre 1971: nouveau groupe
Viré du café de la gare, Coluche a fondé une nouvelle troupe avec d'autres copains (dont Xavier Thibault et Véronique Kantor): au vrai chic parisien (qui deviendra ensuite le vrai chic parisien). Ce soir-là, a lieu leur première représentation: une série de sketches intitulée Thérèse est triste.

1972: naissance de son premier fils
Véronique Kantor donne naissance au premier enfant de Coluche: Romain.

mars 1973: première partie à l'olympia (en groupe)
Dick Rivers programme le vrai chic parisien, jouant leur comédie musicale intitulée Ginette Lacaze 1960, en première partie de ses concerts à l'olympia.

19 mai 1974: diffusion de son premier sketch en solo
En ce soir d'élection présidentielle, pour combler l'attente due au retard de François Mitterrand, devant prononcer un discours suite à sa défaite, l'O.R.T.F. programme Coluche. Il y joue le premier sketch de son premier spectacle en solitaire: c'est l'histoire d'un mec... sur l'pont d'l'alma. Le succès arrive.

été 1975: disque d'or
Lors de son deuxième spectacle, Coluche a pastiché une ancienne émission de télévision de Guy Lux. Ce sketch sort en quarante-cinq tours et se vend ainsi à plus d'un million d'exemplaire. Il s'intitule le schmilblick.

27 octobre 1976: sortie du film avec Louis de Funès
Quelques jours après la naissance de son second fils, Marius, Coluche voit sortir en salles le film l'aile ou la cuisse, dans lequel il tient la vedette aux côtés de Louis de Funès.

19 octobre 1977: sortie de sa première réalisation cinématographique
Coluche voit sortir en salles le premier film qu'il a lui-même réalisé (et dans lequel il joue): vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine!.

28 avril 1978: début de sa première émission de radio
Avec Robert Willar et Gérard Lanvin, Coluche entame une émission de radio quotidienne, on n'est pas là pour se faire engueuler!, sur Europe 1. Il sera viré pour sa provocation un peu plus d'un an après.

octobre 1979: début de sa dernière tournée
Coluche entame son nouveau spectacle pour dix-huit mois, dont plusieurs au théâtre du gymnase. Ce sera un triomphe, mais également sa dernière tournée avant longtemps (voire "plus").

26 octobre 1980: annonce de sa candidature à la présidentielle
Lors d'une interview télé en direct de sa loge du gymnase, Coluche annonce qu'il se présentera à l'élection présidentielle de l'année à venir.

7 avril 1981: abandon de candidature
Après sa grande tournée, en passe de divorce et sous le choc du meurtre de son régisseur, Coluche annonce qu'il se retire de l'élection présidentielle.

1982: déprime
Son divorce prononcé à la fin de l'année précédente, Coluche se retire en Guadeloupe. Il sombre dans la dépression, mêlant drogue et alcool. Deux de ses amis, l'acteur Patrice Dewaere et le dessinateur Jean-Marc Reiser, meurent (le premier par suicide). Coluche participe à l'émission télé de Michel Polack où il se fait rudement critiqué. Malgré tout, il tente de poursuivre une carrière en tournant dans quelques films.

21 décembre 1983: sortie d'un film marquant
Ce jour-là, sort en salles un film qui vaudra à Coluche d'être reconnu comme un véritable acteur: tchao, pantin!. L'humoriste y joue le rôle d'un pompiste dépressif.

3 mars 1984: césar du meilleur acteur
Ce soir-là, Coluche reçoit le seul césar de toute sa carrière: celui du meilleur acteur pour son rôle dans tchao, pantin!. Il paraît avoir meilleur moral, ce qui se confirmera au fil de l'année.

21 décembre 1985: ouverture du premier restaurant du coeur
Après avoir lancé un appel sur Europe 1 le 26 septembre, Coluche ouvre le premier de ses restaurants du coeur. Il fera connaître l'association en animant une émission sur T.F.1 tout un après-midi du mois suivant, ainsi qu'en demandant à Jean-Jacques Goldman de créer un véritable hymne.

19 juin 1986: décès
Près d'Opio, où il prépare un nouveau spectacle, Coluche meurt dans un accident de moto, entrant en collision avec un camion.

sources: le site wikipedia et le site Coluche
vidéo: © 1974, D.R.
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# Posté le mardi 16 juin 2009 16:59

Modifié le vendredi 19 juin 2009 17:29

Les tuniques bleues, album 34: l'enfance de Blutch

Les tuniques bleues, album 34: l'enfance de Blutch
Vertes années (1992):
Résumé: <<Blutch [...] a de nouveau déserté et se trouve poursuivi par Chesterfield. [Il] se fait finalement prendre et, trop éloignés du camp, [lui et Chesterfield] se reposent dans une ville où ils rencontrent un curieux personnage. C'est le père adoptif de Blutch.>> (site les tuniques bleues)
Mon commentaire: Lui aussi, il est à part! Mais, cette fois, ce n'est pas que mon sentiment; je pense que c'est celui de tout le monde (et des auteurs aussi, j'imagine). Il est à part dans le sens où nos héros ne font quasiment rien et, surtout, dans le sens où c'est un grand flash-back. Oui, c'est ça: comme blue retro!... On note une différence, quand même: blue retro n'était constitué que du flash-back, tandis que vertes années présente deux époques (celle racontée par un personnage et celle, période "noramel" de nos héros, où l'on voit cette personne raconter). En outre, ce flash-back remonte à plus loin dans le temps que l'album 18: il nous est narré l'enfance de Blutch.
C'est un des rares albums où l'on pardonne tout de suite Cauvin (le scénariste) d'écarter nos héros de leur rôle premier de soldats. Raconter ce qu'était Blutch avant d'être barman (voir l'album 18) se révèle très intéressant. Et c'est vrai, finalement, qu'on pouvait se demander pourquoi ce personnage n'a pas un nom constitué d'un prénom et d'un patronyme, alors que son sergent préféré en a un... comme tout le monde, en fait!
Je suppose que Cauvin, quand il a créé Blutch vingt-quatre ans plus tôt, n'avait pas songé à donner une explication à ce choix de nom. Là, il lui a donc fallu en trouver une! Je ne vous la dévoile pas, mais je peux vous dire qu'elle est mignonne.
A travers cette histoire, on comprend un peu mieux pourquoi Blutch n'a jamais aimé l'armée. Et là, Cauvin n'a pas fait l'erreur de faire vivre à Blutch enfant un drame personnel mettant en cause des militaires. C'eut été trop facile! La vraie raison est plus subtile et c'est très bien, ça rend le scénario plus travaillé et plus intéressant. Evidemment, ça rend le personnage de Blutch attachant; mais, ça, 'y en avait-il besoin? Je suppose que, pour nombre de lecteurs, c'est notre caporal qui est préféré aux autres personnages de la série! Au sein de l'histoire, ça a au moins le mérite de rendre le sergent Chesterfield beaucoup plus compréhensif vis-à-vis de son déserteur favori. Et ça donne d'ailleurs des petites situations drôles qui permettent de marquer de courtes pauses dans le récit du docteur Harding.
Pardon?... Ah! Le docteur Harding? Eh bien, c'est lui, justement, l'homme qui a permis malgré tout à Blutch de s'en sortir et de grandir mieux que ce qui était "prévu" au départ.
Pour relier ces souvenirs de l'enfance de Blutch au reste de son oeuvre, Cauvin a la bonne idée de faire terminer le récit du docteur Harding par une référence à blue retro. La boucle est bouclée, peut-on dire.
Seul petit hic de scénario: On ne sait pas pourquoi, à la fin, Blutch retourne sur les champs de bataille, alors qu'il avait réussi son énième désertion!
Au niveau du dessin, ça suit son évolution. Reportez à ce que j'ai dit la dernière fois: c'est à peu près ça. Pour les couleurs, c'est mieux qu'à l'album précédent, mais c'est encore un peu laid.
Et la date? Pour ce qui est de celle du flash-back, j'ai mis avril 1823 pour le début (les tout premiers jours de Blutch) et juillet 1845 pour la fin (c'est-à-dire quelques temps après l'enrôlement de Blutch). Pour ce que est de celle du temps "présent", c'est après l'aventure précédente, donc début mars 1864.

image: © 1992, Dupuis
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# Posté le jeudi 11 juin 2009 17:12