Laurent Voulzy revisite rockollection trente(-et-un) ans après

Laurent Voulzy revisite rockollection trente(-et-un) ans après
Vous êtes sans doute au courant: Laurent Voulzy a sorti, le 2 juillet dernier, un album intitulé recollection et qui se base sur son premier et plus grand succès: rockollection, un medley datant de 1977. Pour les trente ans de ce fameux titre (avec un peu de retard), Voulzy raconte, prolonge, retravaille ce pot-pourri.
Ce nouvel album se divise, de mon point de vue, en trois étapes, bien qu'il n'y ait jamais de temps mort!

Pour mieux imaginer l'ambiance et l'apprécier, il faut se projeter dans l'atmosphère d'un concert. Un concert comment? Plutôt dans une petite salle, permettant à plein de musiciens de jouer, mais plutôt cachés, laissant uniquement le chanteur-guitariste Voulzy dans la lumière (pas très forte). Le nombre de spectateurs? Disons cinq cents: de quoi faire une foule bruyante, mais pas trop.

1. La mise en place, l'échauffement
Ca commence tout doux. On dirait une ultime répétition de Voulzy, seul avec sa guitare, juste avant d'entrer en scène... ou alors le vrai début du concert, mais sans lumière pour montrer que le chanteur est arrivé sur scène. Musicalement, c'est du Voulzy 2008: joli, sympa à fredonner comme ça, mais rien qui ne détonne encore. Ca s'appelle dans le vent qui va et c'est la première piste du disque.
Arrive la batterie et, pof, on sent déjà une (petite) montée en puissance. Là, c'est réellement une chanson structurée. Elle dure à peu près trois minutes, le format idéal pour être le single de l'album: elle est courte, sympatique, rappelle bien que c'est du Voulzy (ce qui peut également être lassant) et raconte l'adolescence de Voulzy (ce qui rappelle le thème de rockollection, donc). Elle s'appelle Jelly Bean, chanson dont on retient facilement le refrain, sympa pour commencer à mettre de l'ambiance (sans plus). On peut donc dire que c'est le moment où la lumière dévoile enfin le chanteur sur scène. Les premiers frappements de mains arrivent, on sent que rockollection arrive.
Et puis, là, une sorte de mélange sonore, commençant par un <<Attention! Attention!>> en espagnol, annonçant que, ça y est, ça approche! On fait durer un peu le suspens. 'Y a pas vraiment de musique, c'est plutôt un montage de différents bruitages et mélodies, ce que semble aimer Voulzy. On entend par moment des extraits (réenregistrés) du célèbre rockollection, ce qui montre que la venue du moment tant attendu approche à grands pas! Ce brouhaha un tantinet mélodique s'appelle radio collection et est bel et bien la dernière étape avant la partie importante du disque.

2. La pièce-maîtresse
Quelques grattements de guitare acoustique démarrent: on reconnaît l'accompagnement. Un coup de basse, puis la guitare électrique qui joue la célèbre mélodie introductrice: Ca y est, c'est rockollection! Pour renforcer le côté <<Enfin, ça y est!>>, quelques applaudissements et cris de joie sont rajoutés sur le disque. On se croirait vraiment dans un concert tel que je vous l'ai fait imaginer auparavant! La fête est bel et bien commencée. Par rapport à la version originale de la chanson, la voix de Laurent Voulzy est légèrement plus calme: il s'applique. Bonne nouvelle: Il ne s'agit pas juste d'un simple réenregistrement du titre. Au niveau des couplets créés par Souchon (paroles) et Voulzy (musique), si; mais, en ce qui concerne les chansons reprises dans ce medley, elles diffèrent de celles choisies en 1977. Tout comme il le fait sur scène, Voulzy a décidé (contrairement à la version originale) de mettre parfois plusieurs chansons entre deux couplets écrits par Souchon et lui. Et ça s'enchaîne plutôt bien. A quelques exceptions près, Voulzy a bien réussi les transitions entre les chansons. Rien de nouveau, certes; mais une sorte de fête où l'on passe d'un tube à un autre, pour s'en rappeler et pour les chanter ensemble. Là, pour l'instant, le medley ne réunit que des succès anglophones (sauf un) des années 1960 et 1970. Pour moi qui ne les connaîs pas toutes et qui les trouve "facilement reprisables" sauf que leur charme de l'époque ne soit gâché, j'avoue que les versions voulzyennes me paraissent plus jolies. Dans les chansons des beatles, par exemple, rares sont les chansons que j'apprécie par leur beauté mélodique. Le plus souvent, si elles me plaisent, c'est juste pour leur énergie et l'originalité de la musique. Mais, je les trouve rarement jolies. Arrangées par Voulzy, elles le deviennent un peu.
Petite parenthèse: nouvelle chanson intitulée A.77.08. Cette espèce de code secret est assez facile à déchiffrer (le A. mis à part). Voulzy poursuit très rapidement l'histoire de sa vie: on en était aux années lycée, on en arrive à maintenant. La musique n'a encore rien d'extraordinaire, mais les quelques sonorités électroniques et la chorale d'enfants l'enjolivent un peu.
Et puis, tiens, on reprend un peu de rockollection! Là, quelques remarques. Avant la sortie de cet album-anniversaire, on nous avait dit que Voulzy et Souchon avaient fait de nouveaux couplets pour cette célèbre chanson. Résultat: un seul nouveau couplet (celui de la piste intitulée rockollection scène 10). Ce rajout permet une transition dans cette grande fête vers les années 1980. La chanson sélectionnée pour illustrer ce nouveau couplet date de 1979 et (en tous cas, pour moi) inaugure, par ses utilisations de synthétiseurs et de voix "radiophonique", cette décennie. La chanson s'appelle video killed the radio star. Et là, je dois dire que le charme des chansons des ces années-là est un peu perdu. Pas tout le temps, mais pour celle-là oui.
Après cela, nouvelle parenthèse, pour faire attendre la suite qui devrait être aussi festive que le medley 1960-1970. Sur une musique de bande originale de film, on entend une petite fille demander, en anglais, ce qu'est un juke-box. Comme pour lui répondre, on entend une pièce glisser dans un de ces appareils et, pof, la musique reprend. Cette fois, pas de chanson-leitmotiv comme rockollection, mais une succession bien articulée de succès des années 1980 (pour la plupart). La fête a repris! A noter que Voulzy ne chante pas toujours, laissant notamment des femmes se charger de certains extraits, mais on sent que l'amateur de montages sonores et de synthés est derrière. Ce seond medley s'intitule juke-box.
La chanson on the road again clôt doucement ce long hommage. On en vient alors à la dernière partie du "concert".

3. La fin et la sortie
La chanson on the road again est allongée. La fin instrumentale dure longtemps, pour montrer que c'est bientôt fini. On peut imaginer Voulzy qui, sur ce long final acoustique, présente ses nombreux musiciens. On devine également les gens sortir calmement de la salle. Et puis, la chanson diminue de volume et laisse lentement place à un quasi-chant à capella de Voulzy, comme un petit rappel improvisé, souligné de simples (mais beaux et calmes) notes de synthé évoquant la nuit (sous la Lune étant d'ailleurs le titre bien trouvé). Et puis, pour finir tout en douceur, Voulzy s'en va et laisse quelques enfants fredonner, toujours avec le même accompagnement sonore, la chanson d'introduction: dans le vent qui va. Et là, l'idéal pour ces deux dernières chansons (qui n'ont sinon pas d'autre intérêt), c'est de les écouter dans la voiture en pleine nuit, pendant un voyage où ça roule bien et calmement. C'est même encore mieux de ne pas être chauffeur, car on peut se laisser aller et, pourquoi pas, s'endormir. Dans une autre situation, cette fin de disque est beaucoup trop longue.

Voilà donc ce que je pense de ce disque: rien de transcendant dans les nouvelles compositions, même si ça reste sympatique; les morceaux s'enchaînent presque tous très bien; les sons hors-instruments normaux sont beaux; si Laurent Voulzy a pensé à l'atmosphère que je vous ai décrite quand il a créé ce disque, il a réussi; la fin, bien que longue, est super-agréable. Après, ça dépend de la situation où vous êtes et de ce que vous espériez: si vous écoutez ce disque dans votre chambre en cherchant du Voulzy (auteur-)compositeur, le disque ne convient pas.

image: © 2008, éditions Laurent Voulzy
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# Posted on Friday, 22 August 2008 at 6:18 PM

Gaston Alain Benoît Cauchy

Gaston Alain Benoît Cauchy
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# Posted on Monday, 04 August 2008 at 5:16 PM

Départ: neuf heures du matin

Départ: neuf heures du matin
Oui oui, j'arrive. Retour le 3 août.

image: © 1988, sefra music
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# Posted on Wednesday, 09 July 2008 at 6:03 PM

Edited on Tuesday, 15 July 2008 at 5:39 PM

Master, an 1 presque fini

Master, an 1 presque fini
Comme promis il y a quelques temps, je vous donne des nouvelles de mon master.
Eh bien, ça va. Comme je suis accepté à l'I.U.F.M., je peux me passer de mon master. Néanmoins, je vais le terminer cet été, ne serait-ce que parce que je ne me vois pas dire à mon très gentil prof que j'abandonne l'intéressant mémoire sur lequel il a commencé à m'aider.

Pour ce mémoire, j'ai mes trois grands axes, mais c'est tout. Dans les deux jours qui viennent, je vais tenter de faire un plan détaillé pour l'envoyer à mon prof.
Si je n'en suis que là, c'est que je viens à peine de finir mon dernier mini-mémoire.

Mes mini-mémoires, parlons-en!
Quels étaient les sujets?

1. Littérature du vingtième siècle, la critique
La consigne était d'étudier une critique faite au vingtième siècle sur un sujet proche de celui de notre mémoire principal. Le mien est (enfin... sera) sur Tintin. J'ai donc cherché et eu connaissance, sur internet, de l'existence d'une critique de Michel Serres faite en 1977 sur l'album de Tintin nouvellement paru: Tintin et les picaros. A la bibliothèque de mon université, j'ai trouvé un exemplaire de la revue proposant cet aricle. Je l'ai emprunté et j'ai donc travaillé dessus.

2. Littérature du dix-neuvième siècle, Napoléon
Notre cours portant sur Napoléon et Jeanne d'Arc dans les écrits du dix-neuvième siècle, il fallait que notre travail porte sur un de ces deux figures. Par contre, on choisissait l'époque.
Mon prof m'a proposé d'étudier un double livre illustré sur la vie de Napoléon. C'est ce que j'ai fait: j'ai parlé de la relation textes-dessins, disant ce qu'apportait le texte et que n'apportait pas le dessin et vice-versa.
C'est le seul devoir dont j'ai déjà la note: seize!

3. Séminaire pluri-disciplinaire, la ville et l'espace
Là, c'est un peu compliqué: on avait, chaque semaine, un cours portant sur la ville, mais fait par divers profs, dans diverses matières. Et il fallait qu'on propose un travail à un prof qui n'enseignait pas dans notre "mention". En gros, je ne pouvais pas travailler dans une matière enseignée par un prof de lettres modernes. J'ai choisi le premier prof qu'on a eu dans ce séminaire: le prof de latin, enseignant en lettres classiques, qui nous a parlé de ses travaux de reconstitution virtuelle de la Rome antique. Très intéressant!
J'ai travaillé sur la ville romaine dans les albums d'Astérix.

4. Littérature comparée, Kafka
Pour ce cours, on a un prof plutôt cool sur les sujets qu'on choisit. J'ai pensé à comparer le début de deux traductions françaises d'un même texte allemand (de Franz Kafka), ce que j'ai effectivement fait, après avoir eu son accord.

image en haut à gauche: © 2000, Frydl Prechtl-Zuleeg
image en haut à droite: © 1976, Casterman
image en bas à gauche: © 2005, les éditions Albert-René
image en bas à droite: © 1910, J. et D. éditions
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# Posted on Tuesday, 01 July 2008 at 5:31 PM

Edited on Thursday, 03 July 2008 at 12:38 PM

Quick et Flupke en dessin animé (1981)

Quick et Flupke en dessin animé (1981)
Dans l'ordre alphabétique de mes B.D., la série qui suit le marsupilami et Kid Paddle, c'est Quick et Flupke.

Quick et Flupke ont été créés en 1930 par Hergé (dessins et scénarios).
Il aura donc fallu attendre cinquante-et-un ans pour voir leurs "aventures" sur écran! Et il était temps: deux ans plus tard, Hergé n'aurait pas pu les voir!

Cette série a été diffusée, pour la première fois en 1981. N'étant pas né, je ne l'ai pas vue à cette époque, mais je me suis rattrapé depuis... et c'est pas une chose facile, finalement! Maintenant, certes, il y doit bien y avoir une chaîne qui diffuse ces épisodes, mais il y a quelques années ils n'étaient nulle part! Je crois me souvenir d'une rediffusion à une époque sur la cinquième chaîne, mais sans plus. Quant aux cassettes, j'en ai vu une dans ma vie, chez un copain. Autant vous dire que je l'enviais, celui-là! Par contre, il y a trois ans, dans une presse, il y avait un D.V.D. en vente, je l'ai.

Je peux donc vous parler, en tant que (un peu) connaisseur, de cette série. Elle résonne, dès le générique, comme vieille... et même comme vieille intemporelle: on voit que c'est vieux, mais on a du mal à deviner de quelle décennie elle date! Et pourtant, elle n'est pas si ancienne: 1981, c'est plus jeune qu'Albator ou Goldorak! Le problème pour ces deux séries-là, c'est qu'à avoir voulu faire futuristes, on sent beaucoup plus leur défauts techniques que Quick et Flupke. Ca se base sur une bande dessinée déjà âgée de cinquante ans à l'époque, ça l'assume et ça s'en sort bien!

Niveau graphique, c'est très élastique, ce qui rend le tout comique. Tant mieux, puisque c'est le but! Les voix, c'est pas mal. En fait, je me rappelle de celle de Flupke et elle lui va bien.
Quant aux scénarios, ils suivent ceux des gags d'origine. Ces derniers étaient en majorité d'une longueur de deux pages. Les épisodes en dessin animé durent une minute, je crois. C'est le temps idéal pour que tout le gag d'origine rentre et pour, parfois, rajouter des petites répliques.
Vous remarquerez qu'il est très rare qu'un gag soit transposé comme gag en dessin animé. Terminer un épisode par une chute qui, auparavant, terminait un gag de bande dessinée n'est pas chose aisée! En B.D., c'est la dernière case, point. L'arrêt définitif de l'histoire se fait par l'absence de cases après celle où on doit rire. En dessin animé, ça rendrait pas terrible de couper net juste après ce moment crucial. Et puis, une image en B.D., c'est figé. L'auteur peut très bien mettre en dernière case un instant extrèmement précis qui, dans la réalité, aurait immédiatement une suite. En dessin animé, ce n'est pas figé et cet instant précis peut difficilement être mis en pause.
J'ai l'impression que je ne suis pas très clair.

En tous cas, je voulais faire remarquer que les gags (avec chute à la toute fin) sont rares en dessin animé. Voyez des personnages comme Achille Talon. Ce sont des gags en B.D., c'est une histoire entière (sans chute drôle à la fin) en dessin animé.
Eh bien, dans la série de Quick et Flupke, ils s'en sont sortis! C'est jamais à se tordre de rie, mais c'était déjà comme ça dans la B.D.. En résumé, c'est un divertissement gentillet. Ce qui est surtout attirant (pour moi, en tous cas), c'est ce charme désuet mais un peu intemporel, ainsi que la fidélité aux scénarios de base (Ca, ça me plaît beaucoup, dans les dessins animés,... surtout quand on voit quand même les codes spécifiques aux dessins animés!) et le graphisme.

Pour ce qui est de mon traditionnel classement de mes épisodes préférés, je ne les connais pas encore assez pour vous le dire. En plus, je n'en connais que peu par rapport à tous ceux qui existent. Et, pour finir, ils n'ont pas de titre! Alors bon,... ça me paraît difficile!

source: le site planète jeunesse
image: © 2000, Moulinsart
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# Posted on Sunday, 29 June 2008 at 6:01 PM

Edited on Monday, 30 June 2008 at 6:10 PM