Mes favoris: la vente

Mes favoris: la vente
Encore une nouvelle rubrique: Je vais dévoiler une part de moi-même! C'est joliment dit, hein?
En fait, je vais vous décrire les sites que j'ai mis dans mes favoris. Pour cela, je vais faire un article par dossier que j'ai créé pour ranger ces sites.
Et, une fois n'est pas costume (ou coutume), je vais commencer par le dernier dossier: les sites de vente.

Ce qui m'a attiré en premier, sur ce site, c'est que les couvertures/pochettes des objets qu'ils proposent sont presque tous agrandissables. Ceci fait que, plus qu'un simple site de vente, alapage m'est parfois (et l'a été plus souvent, par le passé) une base d'images dont j'avais besoin en assez grande taille pour mes documents personnels.
A part ça, il possède des qualités déjà vues sur d'autres sites du même genre: liste des produits qui sortiront plus tard, possibilité de classer les objets correspond à une recherche précise dans l'ordre du plus récent ou plus ancien article,...
Graphiquement, j'aime pas trop. Ca fait un peu inachevé, comme présentation.

Là, graphiquement, c'est un peu le même reproche. Ce que j'aime encore moins, c'est la police utilisé pour les articles mis en première page (Ca fait trop page en travaux) et les trop gros blancs laissés entre chaque image ou texte. Par contre, les coloris généraux me plaisent.
Longtemps, j'ai préféré alapage à ce site. Aujourd'hui, ça serait plutôt l'inverse et je me demande même pourquoi j'ai pu avoir l'avis contraire!
Le principe de grandes images est le même que pour alapage, donc c'est un bon point. Quand on arrive sur la page décrivant un article, a fiche est plus claire visuellement. Mais, esthétiquement, c'est un peu moins joli, je trouve.
En revanche, ce qui risque de définitivement me faire préférer ce site (en allant peut-être jusqu'à enlever alapage de mes favoris), c'est ce que j'ai lu récemment. Apparemment, des grosses maisons de disques s'apprêtent à signer un contrat avec amazon, permettant aux particuliers de commander un disque épuisé ou indisponible. Le secret? La maison de disques, prévénue de cette commande par amazon, fera un pressage pour l'acheteur et voilà! J'attends d'en savoir plus et, si je me rends compte qu'effectivement certains disques que je recherche ne sont achetables que comme ça, j'adopterai le truc.

Là aussi, on peut trouver des trucs qui ne sont plus édités, mais il y a évidemment le risque que l'objet soit en mauvais étage.
Graphiquement encore, c'est pas terrible. Mais, je suis plus indulgent: le fait que ça soit beaucoup d'articles d'occasion, c'est plutôt marrant que le site donne aussi l'impression d'un truc pas parfait.
A part ça, ce qui me plaît beaucoup, c'est de trouver des trucs dont je ne soupçonnais pas l'existence. Et puis, bien sûr, il y a le fait que je trouve enfin des objets que je sais indisponibles depuis longtemps. C'est comme ça que j'ai acheté des disques ou cassettes audios de Tintin que j'avais envie d'avoir depuis... 1985 à peu près (quand je suis né, quoi!... Bon, O.K., j'exagère!).

Là aussi, Tintin y est pour quelque chose! Tout a commencé vers 1991, lorsque les éditions atlas ont eu l'idée de sortir des fiches d'histoire, de géographie, d'astronomie, de biologie,... illustrées par des cases des albums du reporter belge. Moi qu'étais encore plus admiratif de la B.D. d'Hergé que maintenant, j'ai demandé à mes grands-parents (maternels, pour être précis) de m'offrir les soixante premières fiches qui, habitude des éditions atlas, étaient bien moins chères que les suivantes. Je les ai eues!
Bref, j'ai souvent fait des collections comme ça, avec atlas. Et actuellement, ça continue. Comme il y a maintenant leur site officiel, je le consulte parce que j'y ai un compte et je peux voir où j'en suis de mes règlements et quand devrait arriver le prochain colis.
A part ça, le site est graphiquement pas mal, mais je ne m'y attarde pas, une fois ces vérifications faites.

Là, graphiquement, c'est très bon. Mais, par contre, depuis que le site a été modifié pour être <<plus fluide>> (selon eux), je n'arrive plus à y aller: ça rame, puis ça bloque!
Quand ça marchait, c'était le site de vente que j'allais le plus voir. Vu que je vais souvent dans le magasin FNAC de Caen, je vais par réflexe sur leur site plutôt que sur celui d'amazon, par exemple. En plus, il m'a l'air plus sérieux au niveau du contenu. Par contre, les couvertures/pochettes ne sont pas agrandissables.
Mais bon, comme il est le plus complet des sites de vente (selon moi), quand il ne ramera plus, j'y retournerai régulièrement.

Là, je sais pas pourquoi il est dans mes favoris! Il doit avoir quelque chose que n'ont pas les autres sites de vente. Esthétiquement, il est plutôt joli. Visiblement, on peut vendre ses objets. Donc, ça a l'air d'être un e-bay en plus "propre" et moins complet.
Ca doit être un mélange de tous ces petits trucs bien qui fait que je l'ai adopté dans mes favoris.

image (sauf nom): © 2008, alapage

# Posted on Wednesday, 21 May 2008 at 5:58 PM

Edited on Thursday, 22 May 2008 at 5:37 PM

Modifs volontaires ou non

Modifs volontaires ou non
Il y a quelques jours, j'ai reçu un mail m'indiquant que ma vidéo sur Nicolas Canteloup, disponible à deux pages d'ici, a été retirée de dailymotion, parce qu'elle ne remplissait pas les conditions d'utilisation (respect des droits d'auteurs, je suppose). Je vous ai quand même laissé l'article tel quel, mais vous ne pourrez plus voir ma vidéo. D'autre part, j'ai fait quelques modifications aux articles des anniversaires de héros de B.D.. Enfin, j'ai modifié les liens des vidéos de Delerm et Renaud et de Kamini, disponibles à sept pages d'ici, pour qu'elles soient à nouveau lisibles.

image: © 2008, dailymotion
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# Posted on Tuesday, 29 April 2008 at 7:26 AM

Bon anniversaire à... Spirou: soixante-dix ans!

Bon anniversaire à... Spirou: soixante-dix ans!
Première apparition de la série dans le numéro 1 du journal de Spirou, daté du 21 avril 1938.
Dessinateur et scénariste original: Rob-Vel.
Episode de la "naissance": la naissance de Spirou.
Premier album: Spirou et l'aventure, paru en 1948, aux éditions Dupuis.
Nombre d'albums "officiels" depuis le début: cinquante-quatre (deux dans l'ancienne collection, quarante-neuf dans l'édition actuelle et trois dans la série parallèle).

image (sauf texte): © 1971, Dupuis

# Posted on Monday, 21 April 2008 at 6:10 AM

Edited on Tuesday, 29 April 2008 at 6:29 AM

La vie de Philip Mortimer

La vie de Philip Mortimer
Après Donald, voici les grandes dates d'un autre grand personnage de... bande dessinée. Oui, je sais, Donald est un héros de dessin animé, mais je le connais surtout en B.D., moi! Bref, nous allons évoquer maintenant le célèbre personnage d'Edgar-Pierre Jacobs: le professeur Philip Mortimer.
Pour cela, je m'appuie sur les dix-huit albums de Blake et Mortimer déjà parus, mais aussi sur la biographie disponible sur leur site officiel... et un peu sur wikipedia.
Cet article sera susceptible d'évoluer, dès l'instant où je trouverai d'autres renseignements intéressants pas encore évoqués ici.

1916: naissance
Pourquoi cette date? La dernière aventure en date se déroule en 1958. Mortimer évoque sa séparation d'avec Sarah Summertown survenue <<il y a près de vingt-cinq ans>>. Ca nous amène donc en 1934. Or, sa relation avec cette dame a duré quelques mois et Mortimer dit, dans le même album, n'avoir que dix-huit ans pendant cette "aventure". Un doute subsiste quand même: sa bio indique qu'il est entré à l'université à dix-sept ans (un an avant sa romance avec Summertown, peut-on déduire dans les derniers albums), donc soit il est né en fin d'année (pour qu'il puisse, logiquement, avoir dix-huit ans dans l'année de son entrée à l'université), soit, <<élève brillant>> (dit sa bio), il a un an d'avance niveau études. Je garde cette dernière hypothèse, ce qui le fait donc naître en 1916.
Philip Edgar Angus Mortimer voit le jour, à Simla (Inde).
Ses parents s'appellent Archibald Aeneas Mortimer, médecin-major, et Eileen-Hunter of Pitlochry.

septembre 1927: arrivée en Ecosse
Pourquoi cette date? La bio officielle dit qu'il part faire ses études à Glasgow à l'âge de onze ans.
Le petit Philip quitte son pays natal pour faire ses études secondaires sur les terres de sa mère. Il entre à Dumbarton, puis poursuivra à l'Allen Glen's school de Glasgow.

juin 1933: retour en Inde et première rencontre avec Blake
Pourquoi cette date? Le tome 1 de l'aventure les sarcophages du sixième continent narre ces événements et indique bien que cela se déroule en juin. Pour l'année, il suffit de lire la bio précisant qu'il entre à l'université à dix-sept ans, sachant que le retour et la première rencontre avec Blake ont lieu juste avant cette rentrée.
Pour la première fois depuis six ans, Philip profite de ses grandes vacances pour retourner dans son Inde natale. Plusieurs événements d'importance ont alors lieu. Il fait la connaissance de l'écrivain Sarah Summertown, qu'il reverra. Puis, il prend la défense d'un jeune Anglais, nommé Francis Blake. Tous les deux prennent le même train pour Simla et une amitié se crée. Philip, de retour chez ses parents, tente de revoir son copain d'enfance, Sushil. Il tombe amoureux de la fille d'un mystérieux empereur, Açoka; elle se prénomme Gita. Celle-ci meurt peu de temps après et Philip est soupçonné de l'avoir tué. Lui-même pense en être responsable. Prévenu de la relation amoureuse entre Philip et Gita, Archibald Mortimer ordonne à son fils de retourner à Glasgow.

septembre 1933: début d'études scientifiques
Malgré le drame récent qui l'a destabilisé, le jeune Philip fait sa rentrée à l'université de Glasgow.

1934: seconde aventure amoureuse
Pourquoi cette date? Dans le sanctuaire du Gondwana, on apprend que Mortimer a dix-huit ans lors de cette relation.
Suite à la lecture d'un article, Philip reprend contact avec Sarah Summertown. Par envie de la séduire, il se fait pousser la barbe. Ils tombent amoureux l'un de l'autre. Cette relation dure quelques mois.

septembre 1936: arrivée à Cambridge
Pourquoi cette date? La bio officielle nous dit qu'après ses études à l'université de Glasgow (ce qui dure trois ans) Mortimer va étudier au M.I.T..
Après être sorti, en juin, bachelor of sciences, Philip part aux Etats-Unis pour étudier la physique nucléaire (domaine qui l'intéressait déjà avant de commencer ses études supérieures). Il entre au M.I.T. (Massachusetts Institut of Technology).

septembre 1939: arrivée à Berkeley
Pourquoi cette date? La bio officielle nous dit qu'après ses études au M.I.T. (ce qui dure logiquement trois ans) Mortimer va étudier à l'université de Californie, à Berkeley.
Pour enrichir encore son bagage scientifique, Mortimer entre à l'université de Californie, dans la ville de Berkeley, où il s'oriente vers la biologie moléculaire.

fin 1942: arrivée à Londres et ingénieur à Scaw-Fell
Pourquoi cette date? On suppose qu'après ses dernières études (la bio n'en évoquant pas d'autres), Mortimer trouve vite du travail.
Mortimer emménage à Londres, où il retrouvera Blake, avec qui les contacts n'ont jamais cessé, et est engagé dans l'usine de Scaw-Fell, près de la capitale britannique.

fin 1945: début de création de l'Espadon
Pourquoi cette date? On peut sans problème prendre comme date de départ du secret de l'Espadon le 26 septembre 1946, jour où sort le premier numéro pré-publiant cette aventure. Au début de celle-ci, l'Espadon est pratiquement terminé, donc il remonter en arrière pour le début de conception de l'engin.
A la suite de la seconde guerre mondiale et notamment de l'issue tragique d'Hiroshima, Mortimer et son équipe proposent la construction d'un engin aérien et submersible, permettant de contrer toutes les machines de guerre. L'accord donné, la construction commence. La menace de nouvelles attaques ne tardera pas à se faire entendre.

3 octobre 1946: première rencontre avec Nazir
Pourquoi cette date? En prenant le 26 septembre 1946 comme point de départ du secret de l'Espadon, on arrive, en comptant, au 3 octobre pour cette rencontre.
En route pour la base secrète où l'Espadon pourra enfin être achevé, Blake et Mortimer font la rencontre d'un sergent du Makran Levy corps, Ahmed Nazir, qui les aide à poursuivre leur chemin.

10 octobre 1946: première rencontre avec Olrik et premier emprisonnement
Sur une pyramide, non loin de la ville de Jask, ayant quitté ses deux compagnons pour retrouver les plans de l'Espadon, involontairement perdus par Blake, Mortimer est capturé par l'armée du dictateur Basam-Damdu. A cette occasion, il voit pour la première fois en vrai l'homme de main de ce dernier, le colonel Olrik.

17 février 1947: premier vol de l'Espadon
L'engin tant attendu est enfin prêt, en deux exemplaires. Mortimer conduit l'un, Blake l'autre.

23 mars 1947: premières vacances
Pourquoi cette date? Ceci correspond au début du mystère de la grande pyramide. Or, cette aventure a commencé à être pré-publiée le 23 mars 1950. Comme les propos de Mortimer nous font comprendre que l'aventure de l'Espadon vient de se terminer, il vaut mieux ramener l'escapade égyptienne à la même année.
Sa première mission étant achevée, Mortimer prend ses premières vacances non-scolaires. Il part pour l'Egypte, accompagné de l'ex-sergent devenu son serviteur: Nasir.

10 avril 1947: première rencontre avec Sharkey
Se baladant au pied de la grande pyramide, Mortimer fait la connaissance musclée du gorille d'Olrik (ce qu'il ne sait pas encore): Sharkey. Peu après, il apprend la disparition de son ami Blake (ce qui se révélera faux).

septembre 1947: professeur
L'usine de Scaw-Fell ayant travaillé en étroite collaboration avec le M.R.C. de Cambridge, Mortimer est engagé dans ce centre de recherches, grâce au succès de son Espadon. Il y fait son entrée, après son long congé en Egypte.

9 décembre 1950: premières vacances en Ecosse
Pourquoi cette date? Au début de l'album la marque jaune, Blake s'excuse d'avoir interrompu les vacances en Ecosse de Mortimer.
Mortimer retourne en Ecosse, pour la première fois en congé. Ses vacances seront interrompues une semaine plus tard, à la demande de Blake préoccupé par l'affaire de la marque jaune.

23 décembre 1950: première rencontre avec la marque jaune
Pourquoi cette date? A la toute fin de l'album la marque jaune, on apprend que les douze coups du 25 décembre viennent de sonner. Il suffit alors de remonter le temps de l'épisode. Quant à l'année, on apprend que le deuxième jour de cette aventure est un lundi. Or, en comptant, on découvre que ce jour est un 18 décembre. Après les événements précédents et avant l'année 1950, il n'y a pas de lundi 18 décembre.
A trois heures du matin, à son domicile, Mortimer fait la connaissance de celui qui terrorise Londres depuis quelques temps: Guinea Pig, dit la marque jaune. Il n'y reconnaîtra Olrik que le lendemain.

septembre-octobre 1951: vacances à Sao Miguel
Pourquoi cette date? L'épisode de l'énigme de l'Atlantide a commencé à être pré-publié le 19 octobre 1955. Cette année doit être avancée pour aller avec les autres aventures, donc on prend 1951. L'épisode démarre en expliquant que Mortimer est à Sao Miguel depuis quelques semaines.

26 octobre 1951: arrivée en Atlantide
Pourquoi cette date? Il suffit de compter dans l'album, en partant du 19 octobre.
Mortimer et son ami Blake, par accident, sont recueillis par les Atlantes, habitants du continent disparu. Forcés à y rester pour toujours, ils pourront finalement retourner chez eux, dans la nuit du 26 au 27.

février 1952: arrivée en France
Pourquoi cette date? L'épisode de S.O.S. météores a commencé à être pré-publié le 29 février 1956. On aurait pu prendre cette date (en changeant l'année), mais on apprend en milieu d'aventure que la date est un 10 (donc, mars). Il faut également prendre en compte qu'au début de cette aventure Mortimer est déjà à Paris depuis quelques temps. Quant à 1956, c'est trop tard par rapport aux autres épisodes. On prend donc 1952.
A nouveau en congé, Mortimer décide de visiter la France et notamment sa capitale. Quelques jours après son arrivée là-bas, il est contacté par un vieil ami: le professeur Labrousse. Mortimer arrive chez ce dernier le 29, tard le soir.

22 septembre 1952: début d'un voyage dans le temps
Pourquoi cette date? L'épisode du piège diabolique a commencé à être pré-publié le 22 septembre 1960. A part l'année (ramenée à la même que l'aventure précédente, puisque ça se passe vraisemblablement quelques mois après), cette date est parfaite. Blake dit, au début, revenir en France trois jours plus tard. Il revient donc le 25 septembre, où il constate la disparition de son ami et où il ordonne des fouilles dans le château. Or, à la fin de l'album, un journal daté du 10 novembre indique que ses fouilles ont débuté <<il y a bientôt deux mois>>.
Contacté quelques jours avant par un notaire, Mortimer apprend qu'il est l'héritier du défunt savant Miloch. C'est ainsi qu'il revient en France et qu'au château de la Roche-Guyon il entreprend son voyage le plus incroyable: il atterrit tout d'abord vers -150000000, puis se retrouve au quatorzième siècle, puis en 5060 et, enfin, vers le milieu de 1952. Il retournera, non sans mal, dans le présent, après un voyage qui aura finalement duré deux mois (aux yeux de ses contemporains, en tous cas).

1er octobre 1953: arrivée au Japon
Pourquoi cette date? Le premier épisode des trois formules du professeur Sato a commencé à être pré-publié le 5 octobre 1971. L'année doit bien sûr être ramenée à la même que l'aventure précédente, puisque la suivante se déroule en juin de l'année d'après. Quant au jour, pour coller à octobre 1953, il vaut mieux prendre le 4 comme jour de départ, car, deux jour après, on apprend qu'ils sont un mardi. Quand débute cette aventure, on apprend que Mortimer est en tournée de conférences, donc on suppose qu'il est arrivé au tout début du mois au Japon.
Mortimer part pour le Japon donner des conférences. Le 4 au soir, à son hôtel, il reçoit un télégramme de son ami, le professeur Akira Sato.

9 octobre 1953: rencontre avec son double androïde
Emprisonné par Olrik chez Sato, Mortimer se retrouve nez-à-nez contre un robot ayant son apparence physique.

18 juin 1954: trahison de Blake et mise hors-la-loi
Pourquoi cette date? Au détour des pages de l'album l'affaire Francis Blake, on aperçoit un calendrier donnant la date du samedi 19 juin 1954. Il suffit de compter pour le reste.
Mortimer apprend que son ami et colocataire Blake est recherché par la police. Le soir-même, il décide d'aller l'aider et se met hors-la-loi en quittant son domicile.

12 octobre 1954: arrivée aux Etats-Unis et "rencontre" avec Lachlan Macquarrie
Pourquoi cette date? Vers la fin de l'album l'étrange rendez-vous, on apprend qu'ils sont le 15 octobre 1954. Il suffit de compter pour le reste.
Douze ans après en être reparti à la fin de ses études, Mortimer retourne aux Etats-Unis, contacté en temps que descendant d'un homme du dix-huitième siècle, retrouvé mort mais intact. Ce même jour, il "rend visite" à son ancêtre, le major Lachlan Macquarrie, aux sous-sols du centre d'études spatiales.

2 mai 1957: arrivée en U.R.S.S.
Pourquoi cette date? Lorsque, dans l'album la machination Voronov, l'on voit Blake et Mortimer atterrir en U.R.S.S., il est précisé que c'est le 2 mai. Quant à l'année, on apprend, en fin d'album, que le premier satellite russe est lancé, donc c'est 1957.
Mortimer profite de l'invitation reçue d'un congrès scientifique en Russie soviétique pour se rendre dans ce pays et, surtout, pour la couverture de Blake qui, lui, enquête sur une série de décès de personnages importants.

mars 1958: arrivée en Belgique et préparatifs de l'exposition universelle
Pourquoi cette date? Lorsque, dans le tome 1 des sarcophages du sixième continent, l'on commence à voir Mortimer à Bruxelles, il est précisé, un peu avant, que c'est le début du mois mars. Quant à l'année, on sait que c'est celle de l'expo universelle de... 1958.
Faisant partie de l'équipe du pavillon britannique à l'exposition universelle se tenant en Belgique, Mortimer séjourne à Bruxelles.

9 mars 1958: "retrouvailles" avec Açoka
Pourquoi cette date? Il suffit de compter à partir des informations données dans le tome 1 des sarcophages du sixième continent.
En Antarctique, Mortimer est fait prisonnier et rencontre le chef de ses ravisseurs: l'empereur Açoka, dont la fille était son amour de jeunesse vingt-cinq ans plus tôt. Dans la nuit, le professeur apprend la vérité sur la prétendue mort de la princesse Gita: celle-ci est bien vivante et a revêti l'éternel costume de son père qui, lui, est décédé.

10 mars 1958: changement de corps
Sans que son entourage ne l'aperçoive, les esprits de Mortimer et d'Olrik, détachés par l'invention d'Açoka de leur enveloppe corporelle, échangent celles-ci (involontairement pour Mortimer).

17 avril 1958: réveil dans le nouveau corps
Conservé par le froid de l'Antartique et le sarcophage dans lequel il est enfermé, Mortimer se réveille enfin, abandonné de tous et sous l'apparence de son pire ennemi: Olrik. Il parviendra à rentrer discrètement en Angleterre pour retrouver celui dont l'esprit habite son corps.

9 juillet 1958: retour dans le bon corps
Pourquoi cette date? Comme point de départ, nous devons prendre une date proche de la fin des sarcophages du sixième continent. L'album qui raconte cette "remise en ordre" des esprits est sorti le 28 mars 2008. Mars, c'est trop tôt. Nous prenons alors le 28 avril (1958) et ça marche. Il suffit ensuite de compter pour arriver à la date de cet événement.
Après avoir enfin réussi, en pleine Afrique, dans l'incroyable antre de la vie, à rattraper Olrik, Mortimer retrouve enfin son propre corps (de même pour son grand ennemi).

sources: le site wikipedia et le site officiel de Blake et Mortimer
images: © 1950, Blake et Mortimer

# Posted on Thursday, 10 April 2008 at 2:29 PM

Edited on Wednesday, 04 November 2009 at 4:48 PM

Les tuniques bleues, albums 29 et 30: "nouveaux" uniformes

Les tuniques bleues, albums 29 et 30: "nouveaux" uniformes
En avant, l'amnésique! (1989):
Résumé: <<Lors d'une charge, un éclat d'obus rend amnésique Blutch [...]. Chesterfield tente de lui rendre la mémoire en lui rappelant de vieux souvenirs.>> (site les tuniques bleues)
Mon commentaire: Mon préféré? Je ne crois pas, mais je l'adore quand même beaucoup trop plein! Et pourtant (Aïe!), l'action se déroule presque exclusivement là où sont installés nos deux héros et leur détachement quand ils ne combattent pas, ce qui sera un élément en défaveur des derniers scénarios en date. Mais là, bon, c'est une des premières fois et les autres éléments compensent. Et puis, il y a quand même des déplacements (et une bataille vers la fin)... et quels déplacements! Le premier, c'est dans un bar abandonné qui rappelle la genèse de nos tuniques bleues. Le second, c'est avec un train qui était parti pour exaucer le rêve de Blutch: rentrer chez lui.
L'originalité du scénario, c'est que l'on a un sergent Chesterfield qui agit seul (ce qui arrivera à nouveau plus tard, mais en beaucoup moins réussi). Pourquoi agit-il seul? Parce que Blutch est devenu amnésique et <<aussi amorphe qu'un duvet de croupion sur une pelle à tarte>>, dixit un soldat devenu sergent le temps d'une reconstitution. Et des reconstitutions, il y en a!... ou, en tous cas, des souvenirs! C'est peut-être pour ça que j'apprécie particulièrement cet album, moi qui aime bien les rappels de choses anciennes: pour que Blutch recouvre la mémoire, Chesterfield remet des habits ou déguisements d'aventures antérieures. Il va même jusqu'à refaire un "voyage" en montgolfière (pour rappeler à son caporal les péripéties d'il y a vingt-et-un albums) et, comme je le laissais supposer, reconstituer une scène vieille de presque vingt ans (si l'on se fie à l'ordre chronologique que j'ai établi): le fameux engagement de nos héros sous les drapeaux, narré dans l'album 18. Mais, rien n'y fait!
La fin est pas mal, parce qu'elle est plutôt inattendue. Bon, bien sûr, on devine vite ce qu'il va advenir de l'amnésie de Blutch. Mais, c'est la façon dont ça se résoud qui est originale (et, à la toute fin, marrante). Ce que j'aime bien, également, c'est que, pour une fois, c'est Chesterfield qui résoud l'énigme (parce qu'il y en a une!). En gros, quand Blutch est absent pour cause de perte de raison, c'est le sergent qui raisonne!... et bien, en plus (comme Blutch d'habitude, en fait)!
L'évocation d'une scène de l'album va me servir de transition pour parler du dessin. Cette scène, c'est pour moi une des plus drôles des tuniques bleues. Chesterfield fait semblant de se noyer, pour que Blutch reprenne ses esprits et intervienne. Ca ne marche pas, mais ça a pour conséquence la plongée de plusieurs soldats afin de sauver le sergent. On a alors un dessin où tous ces soldats retournent précipitament à leur point de départ, avec au-dessus d'eux un énorme phylactère dans lequel est traduit l'énervement du "noyé". Je ne vous en dis pas plus et je vous laisse aller voir ça, à la page 22, tout comme je vous invite à regarder la case 2 de la page 21: j'adore cette conscision de l'action (qui la présente donc comme très rapide) et le fait qu'on ne voit pas les personnages qui agissent, ce qui fait tout l'humour du dessin. Par ailleurs, la tendance constatée à propos du graphisme dans l'album précédent se confirme et c'est sans doute la période que je préfère. Notons, pour finir, que les uniformes de nos cavaliers (donc, de nos deux héros) ont changé, Lambil les ayant par erreur affublés des uniformes de fantassins dans les précédentes aventures. Franchement, ce "nouvel" uniforme me plaît beaucoup plus et rend les personnages un peu plus imposants!
Et la date? Après l'aventure précédente, donc fin décembre 1863.

La Rose De Bantry (1989):
Résumé: <<Blutch et Chesterfield sont condamnés à la peine capitale pour désertion. Ils reçoivent quand même une chance de se racheter. Ils devront éliminer Jos Hogan, un politicien sudiste qui veut convaincre les pays européens de s'allier avec eux. Avec une manière bien particulière, nos deux héros parviennent à monter à bord et commencent leur mission...qui ne va pas très bien tourner.>> (site les tuniques bleues)
Mon commentaire: Sous ce titre assez mystérieux se cache l'album des tuniques bleues préféré de mon frère. Pour moi, c'est pas le meilleur, mais il est quand même très bon. Cette fois, nos deux héros repartent à l'aventure hors des champs de bataille. Avec l'or du Québec, ce trentième album (eh oui, déjà!) est sûrement celui où l'on voit le moins longtemps Blutch et Chesterfield porter leurs uniformes. Pour leur mission, ils doivent en effet être habillés en civil, car leur but est d'arrêter voire de tuer quelqu'un sur un bateau rempli de sympathisants sudistes! Tout ça, vous l'avez deviné, engendre une atmosphère sombre: le capitaine du navire (le Rose Of Bantry, d'où le titre) est nerveux, alcoolique et prêt à tuer père et mère pour de l'argent; la plus grosse partie du voyage se fait par une nuit sans Lune; un des passagers est malade; nos deux héros sont réduits à des assassins; Chesterfield joue le rôle d'un défunt et vit avec les rats; plusieurs fois, on le croit réellement mort; les marins évoquent un mort-vivant;...
L'habileté de Cauvin a été ici de mélanger ce climat à de l'humour, sans que cela ne paraisse bizarre ou exagéré. La situation dans laquelle se trouve Chesterfield (et à laquelle il ne s'attendait pas) est finalement beaucoup plus amusante que triste. Pourtant, de son point de vue à lui,...! J'avoue bien rire en lisant le passage où il est coincé dans son cercueil à cause d'une chute de balles de coton. Je rigole surtout à la vue des deux images successives, qui montrent bien la nervosité du sergent, où il ouvre précipitament le cercueil en suffoquant et où il engueule Blutch. Le mélange d'angoisse et de colère est très bien reproduit sur son visage, dans le deuxième dessin.
Parlant dessin, justement, eh bien, pas de changement: trait rond et pratiquement lisse, n'empêchant pas un caractère plus "impressionnant" qu'avant (au niveau des personnages, en tous cas).
Et la date? Après l'aventure précédente, donc janvier 1864.

images: © 1989, Dupuis
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# Posted on Thursday, 03 April 2008 at 12:53 PM

Edited on Saturday, 23 August 2008 at 10:20 AM